
Le collectif des avocats du général centrafricain Abdoulaye Miskine, composé notamment de Me Mogna Kembitiade, Me Max Loalngar, Me Madjitebaye Ganguinan, Me Benjamin Mamgodibaye, Me Stéphane Tonyade, Me Fekbole Alain, Me Arsène Maranti, Me Colette Nadjio, Me Baigannon Nonkarlembaye et Me Thierry Yezo, a animé une conférence de presse, ce mardi 15 septembre 2026 à N’Djamena, consacrée à la procédure judiciaire visant leur client.
Porte-parole du collectif à cette occasion, Me Mogna Kembitiade est revenu sur les circonstances de l’affaire et les arguments de la défense.

Selon les éléments exposés par les avocats, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 8 juin 2020 par l’Association CASIDHO, au nom de 29 personnes présentées comme victimes, pour des faits qui auraient été commis entre 2001 et 2002. Une information judiciaire avait été ouverte pour des infractions prévues par le Code pénal tchadien.

La défense conteste toutefois le rattachement de ces faits à Abdoulaye Miskine, soutenant notamment que celui-ci se trouvait en exil à Lomé, au Togo, et qu’il n’était ni en République centrafricaine ni au Tchad au moment des faits allégués.

Le collectif met également en cause la constitution de certaines parties civiles. Me Mogna Kembitiade affirme que des personnes présentées comme victimes n’auraient jamais vécu en Centrafrique et que certaines n’auraient pas produit, à la barre, de pièces ou d’attestations administratives établissant leur nationalité. Pour la défense, ces éléments soulèvent des interrogations sur la crédibilité de certaines accusations et sur la procédure suivie.

Cette communication intervient dans un contexte marqué par les réactions des représentants des parties civiles à la décision rendue par la première chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena. Ceux-ci ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, notamment pour demander le relèvement des montants accordés au titre des dommages-intérêts. De leur côté, les avocats du général Abdoulaye Miskine entendent faire valoir leurs arguments devant l’opinion nationale et internationale et contestent les faits qui lui sont imputés.

