
Montpellier – Du 28 juin au 3 juillet dernier, la première édition du Festival 100 Carats s’est tenue dans trois lieux emblématiques de la ville : le Maquis, la Saint-Louisienne et le Gazette Café. Porté par l’artiste montpelliérain Viané, ce nouveau rendez-vous culturel vise à faire briller les cultures africaines sous un jour résolument positif. Une première édition modeste, mais riche de promesses.

« L’Afrique en valeur » : c’est le slogan choisi par le fondateur du festival, Viané, artiste et militant culturel, qui a longuement mûri ce projet après plusieurs années passées au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Membre du Comité Thomas Sankara de Montpellier, il a souhaité poursuivre l’engagement culturel en créant sa propre dynamique à travers l’association VRP South.
« Cela faisait sept ans que je portais cette idée. Le comité étant devenu moins actif ces derniers temps, j’ai décidé de me lancer. Il fallait créer une nouvelle plateforme pour continuer à valoriser les cultures africaines », explique-t-il.

Initialement, huit activités étaient prévues : du cinéma, de la peinture, de la danse, et bien d’autres disciplines. Mais comme souvent dans les projets culturels émergents, les contraintes de temps, de moyens financiers et de soutien logistique ont obligé les organisateurs à revoir leurs ambitions à la baisse. Résultat : trois événements ont été maintenus, chacun accueillant un public curieux et chaleureux.

« Nous nous sommes dit que l’essentiel, c’était de réussir cette première édition. C’est notre carte de visite pour aller chercher des partenaires et préparer la suite », ajoute Viané.
Car malgré une affluence encore timide, les retours du public ont été très positifs. De précieux conseils et de premières propositions de collaboration ont été reçus pour la suite. Un parrain engagé, Bouba Béréhoundougou, a également soutenu l’initiative, tout comme plusieurs partenaires privés, notamment les restaurants Le Maquis, La Saint-Louisienne et le Gazette Café, qui ont accueilli les spectacles et les rencontres.

Et maintenant ? Le Festival 100 Carats ne compte pas en rester là. Une deuxième édition est déjà en préparation pour juin 2026. L’ambition : élargir la programmation, renforcer les partenariats, et inscrire ce festival comme un rendez-vous annuel incontournable à Montpellier.

« Nous voulons grandir prudemment, étape par étape. Mais une chose est sûre : le besoin est là, le public aussi. Et l’Afrique mérite plus que jamais d’être mise en valeur par sa culture », conclut Viané.
Par Abdoulaye BANY
