
Le Général centrafricain Abdoulaye Miskine, est de nouveau inscrit au rôle de la première chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena pour l’audience du 24 août 2026 avec un dossier, référencé 093/22. Mais derrière cette procédure judiciaire se trouve une détention qui dure depuis plusieurs années.

En effet, arrêté en novembre 2019, puis placé sous mandat de dépôt, selon ses avocats, le Général Centrafricain est détenu à la maison d’arrêt de Klessoum depuis près de sept ans, dans l’attente d’un règlement définitif de son dossier.
Ce pendant, au fil des années, les audiences annoncées ont été renvoyées ou déprogrammées, alimentant l’incertitude autour de cette affaire. En 2025, le collectif de défense dénonçait déjà l’absence de suite judiciaire après le renvoi du dossier, alors que l’instruction avait été clôturée et le dossier transmis depuis janvier 2021. Plus récemment, l’audience inscrite au rôle du 25 mai 2026 a été déprogrammée.

La succession de reports intervient alors que l’état de santé du Général Abdoulaye Miskine suscite de fortes inquiétudes. Ses avocats ont fait état de problèmes rénaux, de l’hypertension artérielle, de troubles de vision et d’autres pathologies nécessitant une prise en charge médicale.

Ils dénoncent d’ailleurs, depuis plusieurs années les conditions de sa détention et demandent que son dossier soit enfin examiné par la justice.
L’inscription de l’affaire au rôle du 24 août 2026 ravive donc l’espoir de voir enfin ce dossier connaître une véritable issue judiciaire. Après les multiples renvois et déprogrammations qui ont prolongé l’attente, l’enjeu est désormais que cette audience puisse effectivement se tenir et qu’un nouveau report ne vienne pas prolonger davantage la détention du Général Abdoulaye Miskine.

Pour un homme détenu depuis près de sept ans, dans un pays étranger, malade et toujours dans l’attente d’une décision judiciaire définitive, la tenue effective de cette audience apparaît comme une exigence de justice autant qu’un impératif humanitaire.
O.T
