
𝐿𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑙 𝑎𝑢 𝑇𝑐ℎ𝑎𝑑 𝑟𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 à 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑢𝑛 𝑟𝑒𝑓𝑢𝑔𝑒 𝑣𝑖𝑡𝑎𝑙 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑑é𝑓𝑖 𝑚𝑎𝑗𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠, 𝑜𝑠𝑐𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑏é𝑛é𝑑𝑖𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑚𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑖è𝑔𝑒 à 𝑙𝑜𝑛𝑔 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒. 𝐴 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 , 𝑖𝑙 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑜𝑓𝑓𝑟𝑖𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑂𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑢𝑛𝑖𝑡é𝑠 𝑖𝑚𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑡𝑒𝑠.
Faute d’emplois formels, beaucoup de jeunes diplômés se tournent vers des activités comme la vente ambulante, les moto-taxis, fabrication des briques ou les petits commerces, générant des revenus pour subvenir aux besoins familiaux et éviter l’oisiveté ou les vices.
Des exemples concrets, comme Éric (Master en droit devenu vendeur) ou Khadidja (qui a acheté un terrain grâce à son commerce), montrent comment cela favorise l’autonomie et contribue à l’économie nationale. Ce secteur absorbe 80-90% des actifs, agissant comme un levier contre la pauvreté malgré son invisibilité dans les politiques publiques.
Cependant, il piège souvent les jeunes dans le sous-emploi, sans contrats, sécurité sociale ni perspectives d’évolution, accentuant l’angoisse face à un avenir incertain. Le chômage structurel des diplômés pousse vers ces jobs précaires, tandis que l’absence de régulation limite la croissance et expose à l’exploitation. Sans réformes ou appui comme les microcrédits de l’ONAPE, cela freine le dividende démographique d’une jeunesse majoritaire. Il paraît opportun que les initiatives entrepreneuriales, soutenues par formations numériques ou partenariats, pourraient transformer ce secteur en tremplin durable plutôt qu’en piège.
Au Tchad, où l’économie repose sur le pétrole et l’agriculture, formaliser partiellement l’informel via des politiques inclusives serait clé pour en faire une vraie bénédiction.
𝐃𝐫 𝐁𝐈𝐆𝐀𝐎𝐔𝐋𝐀 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐢𝐬 𝐗𝐚𝐯𝐢𝐞𝐫, É𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑠𝑝é𝑐𝑖𝑎𝑙𝑖𝑠é 𝑒𝑛 é𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑒 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒.
