
Depuis 2019, le gĂ©nĂ©ral centrafricain Abdoulaye Miskine est dĂ©tenu Ă la maison dâarrĂȘt de Klessoum, Ă N’Djamena, sans quâun jugement dĂ©finitif ne soit rendu dans son dossier. Une situation qui suscite aujourdâhui de nombreuses interrogations et alimente les inquiĂ©tudes de ses proches, de ses avocats et des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, qui dĂ©noncent une dĂ©tention prolongĂ©e contraire aux principes fondamentaux des droits humains.
ArrĂȘtĂ© au Tchad alors quâil Ă©tait invitĂ© pour un processus d’accord de paix, le General Abdoulaye Miskine est maintenu en dĂ©tention depuis plus de six ans sans procĂšs public ni dĂ©cision judiciaire dĂ©finitive. Pour ses conseils, cette situation pose un sĂ©rieux problĂšme de respect des procĂ©dures judiciaires et du droit Ă un procĂšs Ă©quitable, pourtant garanti par les conventions internationales relatives aux droits de lâhomme.

Selon ses avocats, la durĂ©e exceptionnelle de cette dĂ©tention prĂ©ventive sâapparente Ă une privation de libertĂ© prolongĂ©e, sans perspective claire dâissue judiciaire.
Au-delĂ des questions juridiques, lâĂ©tat de santĂ© du gĂ©nĂ©ral centrafricain inquiĂšte Ă©galement. Selon des informations de ses proches, Abdoulaye Miskine souffrirait de plusieurs pathologies, notamment dâhypertension artĂ©rielle et de problĂšmes cardiaques nĂ©cessitant un suivi mĂ©dical rĂ©gulier.
Dans le contexte carcĂ©ral, ces problĂšmes de santĂ© suscitent de vives prĂ©occupations quant Ă lâaccĂšs Ă des soins appropriĂ©s. Ses avocats craignent que la dĂ©tĂ©rioration progressive de sa santĂ© ne mette sa vie en danger si des mesures urgentes ne sont pas prises.

La situation est dâautant plus difficile pour lâancien chef rebelle que sa dĂ©tention lâĂ©loigne depuis plusieurs annĂ©es de sa famille et de son pays dâorigine, la RĂ©publique centrafricaine. Cette distance prolongĂ©e pĂšse lourdement sur ses proches, qui dĂ©noncent une sĂ©paration injustement longue.
Pour ses soutiens, la dimension humaine de cette affaire ne doit pas ĂȘtre nĂ©gligĂ©e. Au-delĂ des considĂ©rations politiques et judiciaires, il sâagit aussi du sort dâun homme privĂ© de libertĂ© depuis plusieurs annĂ©es sans jugement.
Face Ă cette situation, les avocats dâAbdoulaye Miskine ainsi que plusieurs organisations de la sociĂ©tĂ© civile ont multipliĂ© les dĂ©marches et les alertes auprĂšs des autoritĂ©s compĂ©tentes. Ils appellent Ă une clarification rapide de sa situation judiciaire et au respect des normes internationales en matiĂšre de droits humains.
Ces organisations plaident notamment pour :
đčlâorganisation rapide dâun procĂšs Ă©quitable,
đč une libĂ©ration provisoire pour raisons humanitaires, au regard de son Ă©tat de santĂ©.
En effet, le cas dâAbdoulaye Miskine relance ainsi le dĂ©bat sur la dĂ©tention prolongĂ©e sans jugement et sur la nĂ©cessitĂ© de garantir lâĂ©quitĂ© et la transparence des procĂ©dures judiciaires. Pour les dĂ©fenseurs des droits humains, la crĂ©dibilitĂ© de lâĂtat de droit passe par le respect strict des garanties judiciaires, y compris pour les personnes poursuivies dans des affaires sensibles.
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